mercredi 25 juillet 2012

Histoire de vacances...


Aux origines de l’Office du Tourisme ****
Pau est marquée par la tradition d’accueil qui est née de l’attrait pour la ville des hivernants étrangers, venus profiter de la douceur du climat béarnais dès les années 1830.
« Chaque ville a son industrie et l’exploite selon une échelle de proportion qui lui est imposée et par la limite de ses forces productives et par les caprices du commerce extérieur, ou simplement par une vogue momentanée. A Bordeaux, tout le monde sans exception est marchand de vin. A Bagnère, on est marchand d’eau. A Pau, on vend de l’air. Le vin s’expédie ; les chimistes dans leurs laboratoires fabriquent toutes les eaux imaginables, la nature elle-même s’y tromperait. Mais le climat ne se met pas en bouteille. Il faut venir le prendre sur place. »
(S. de Bellèze. Voyage de Paris aux Pyrénées, simples causeries. Pau : imprimerie de E. Vignancour, 1854).
Le succès est tel qu’à partir du milieu du XIXème siècle, il devient désormais de bon ton de passer l’hiver à Pau pour y soigner sa santé… ou seulement s’y montrer! Le tourisme est donc un secteur favorisé et dans le domaine de la promotion et de l’accueil, Pau a été une pionnière.

Ainsi, en 1859, est fondée la Commission syndicale de la Ville de Pau, association qui comptait en 1872 environ 300 membres. Ses objectifs étaient « d’étudier toutes les questions qui se rattachent au séjour des étrangers à Pau et contribuer autant que possible à ce qu’elles reçoivent bonne solution ». En somme, cette association avait une vocation reconnue d’intérêt général par la Ville car elle aidait à résoudre les problèmes, plus ou moins importants, que pouvaient rencontrer les visiteurs lors de leur séjour. Elle devait aussi « recourir à la publicité en France et à l’étranger, pour faire connaître tous les faits qui peuvent être loyalement invoqués à l’avantage de Pau, et défendre énergiquement de près ou de loin sa réputation, si elle était attaquée ». Elle éditait déjà des guides à destination des étrangers venant en séjour, court ou long. Les guides régulièrement mis à jour (à peu près tous les 2 ans) se déclinaient en notices : les bases de la promotion touristique semblent déjà posées.

Celui de 1872, correspondant à la 6ème édition, se divise en plusieurs parties qui témoignent d'un certain art de vivre cosmopolite. Elle s'organisent comme suit : un portrait de la ville de Pau (« tableau exact » et retour historique), le Château de Pau, une notice médicale sur le climat (guide pour une station climatique), les promenades (plus ou moins loin, à pied, à cheval ou en voiture hippomobile), le théâtre de Pau, les marchés, les productions du pays, les fontaines, les chasses et sports, les établissements d’enseignement, les établissements publics, les cultes religieux, les médecins, les consulats, les postes, les chemins de fer, le télégraphe, les voitures (publiques et de promenades), la Société des Amis des Arts, le Musée de la Ville, la Bibliothèque populaire, les Sociétés des Lettres, Sciences et Arts, les Cercles (Anglais, Henri IV et cercle Béarnais, nouvellement installé en 1872 dans les locaux de l’hôtel Gassion), les statistiques sur les familles étrangères à Pau (fixées ou venant passer l’hiver), le Boulevard du Midi (Grand hôtel Gassion, « mais à quand l’élargissement du boulevard du Midi ? »), les renseignements utiles à ceux qui viennent passer l’hiver à Pau (se loger ; domestiques ; denrées coloniales ; pain et viande ; La Boucherie agricole ; bois à brûler ; lait, œufs, volaille, gibier, poisson, légumes ; ramonage de cheminées et assurances contre l’incendie ; blanchissage et repassage du linge ; eau potable, « il est impossible de trouver meilleure eau que celle de Pau »), Pau station d’hiver (articles parus dans des journaux sur les avantages du climat palois), Les Eaux thermales des Basses-Pyrénées (Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes, Saint-Christau, Salies-de-Béarn, Cambo, Biarritz, St-Jean-de-Luz, source minéral de St-Boès).



Curieux ? Vous pouvez lire l'intégralité du Guide à Pau et aux environs de 1872 en cliquant ici !

En 1885-86, une Union Syndicale pour le Tourisme voit le jour, supplantée en 1903, par le Syndicat d’initiative de Pau créé par la Ville. Cette association à but non lucratif était en charge d’organiser l’accueil des visiteurs et de mettre en œuvre le programme public des festivités saisonnières de la commune. De nos jours, l’Office de Tourisme **** développe une offre sur toute l’agglomération de Pau-Pyrénées.

lundi 23 juillet 2012

Du bonheur pour l'été

"Happy Art" au Musée des Beaux-Arts : une exposition délibérément "fun" qui vous donnera à coup sûr le sourire ! Immanquable !


"Ronde décalée nocturne autour du château" le 26 juillet : une visite loufoque et décalée autour des illuminations du Château.
Départ à 22h30, place de la Déportation.
Gratuit.


A lire dans la République des Pyrénées du 25 juillet : une histoire d'hommes et d'eau avec la destruction du Moulin Marsan et le réaménagement du site...

jeudi 19 juillet 2012

Laissez-vous conter le cimetière urbain


En liberté, toutes informations utiles en poche grâce au dépliant disponible à l'Office de Tourisme, ou en compagnie d'un guide lors des visites commentées, laissez-vous conter le cimetière urbain  à la découverte de l'histoire de Pau...


Visites libres
Du lundi au samedi de 8h à 12h et de 14h à 18h
Départ du 1 rue du chanoine Galharet
Pensez à emprunter le livret explicatif complet à la conciergerie à l'entrée du cimetière : il vous donnera toutes les clés de lecture de ce patrimoine atypique.

Visites guidées de l'été 2012
Rendez-vous à 10h30 (durée :1h30) au 3 allée du Grand Tour (derrière la caserne Bernadotte)
Tous les mercredis de juillet à septembre
Les samedis 21 et 28 juillet, 4, 11 et 18 août
Gratuit, sur réservation à l'Office de Tourisme (Tél. : 05 59 27 27 08)

Au 3 Allée du Grand Tour, derrière la caserne Bernadotte, il suffit de franchir la porte du cimetière pour s'immerger dans le XIXème siècle : ses 10 hectares offrent une balade hors du temps en plein cœur de la ville. De tombes en chapelles funéraires, toutes plus décorées les unes que les autres, c'est un pan de l'histoire de Pau qui se propose à vous : le temps de la villégiature bien sûr, mais aussi celui des hommes illustres qui y ont séjourné.

La sobre pierre tombale du médecin écossais Alexander Taylor rappelle le rôle fondateur qu'il joua dans la publicité de la ville climatique auprès de malades du monde entier. Également témoins de l'époque faste de la villégiature, les dix-neuf monuments rénovés qui s'alignent contre le mur ouest sont d'anciennes sépultures anglicanes pour la plupart, dont les sculptures, de marbre blanc de Carrare, sont le symbole d'un art funéraire tombé en désuétude.


Dans l'esprit du romantisme qui caractérise ce XIXème siècle, la silhouette de la belle Théodora Platonow, une Polonaise installée en Béarn, se dessine parmi les tombes. Malheureux de perdre sa bien-aimée, son époux fit sculpter une magnifique statue en ronde-bosse de marbre blanc.
Profitant d'une allée ombragée, vous passerez d'un siècle à l'autre en arrivant en zone B, le premier agrandissement du cimetière qui date de la première partie du XXe siècle. Vous découvrirez dans cette partie du cimetière de nombreuses tombes de la communauté américaine venue en villégiature plus tardivement (descendants de signataires de la Déclaration d'Indépendance, proches de Georges Washington et bien d'autres personnalités remarquables...).
Pau, la ville cosmopolite, se rappelle à vous.

Les nombreuses chapelles funéraires ne manqueront pas d'attirer le regard du visiteur tant par leurs dimensions que par la richesse de leurs décors recherchés, en particulier la chapelle d'Alfred Hachette, fils de Louis Hachette, fondateur de la maison d'édition éponyme. Au cours de votre visite, vous ne pourrez manquer l'imposante chapelle de la famille Guillemin-Montebello, inscrite comme Monument Historique.



Le Cimetière Urbain est en quelque sorte un musée en plein air. La densité et la diversité des richesses du lieu, entre tombes célèbres et méconnues, vous seront révélées lors des visites guidées proposées tout l'été. Un voyage étonnant au cœur de l'histoire de notre ville...

Parcours n°1
Pau, Ville cosmopolite
Savez-vous que le cimetière abrite la sépulture d'Alexander Taylor, chantre des vertus du climat de Pau, la tombe émouvante des enfants de l'Emir Abd El-Kader, et tant d'autres grandes figures de l'Histoire paloise?
Ce parcours vous fera découvrir les sépultures des étrangers venus en villégiature climatique aux XIXe et XXe siècles. Il aborde également la question de la mixité religieuse et culturelle qui constitue un des traits majeurs du cimetière urbain.

Parcours n°2
Les richesses de l'architecture funéraire
Ce parcours met en avant les chapelles funéraires, monuments remarquables et variés apparus au XIXe siècle. L'inspiration artistique exubérante de cette période y est largement représentée. Les personnalités locales ont rivalisé d'inventivité pour ériger leur sépulture familiale. Un jeu de surenchère s'installe entre les familles qui nous ont légué un héritage aussi riche que diversifié et excentrique.

Parcours n°3
Les maires de la ville de Pau
Depuis 1789, 48 maires ont participé au destin de Pau : 20 d'entre eux reposent au Cimetière Urbain.
En découvrant le parcours souvent atypique de ces grands hommes, vous retracerez l'histoire de la ville : Pierre Batsalle recevant l'Empereur Napoléon, Hilarion de Bordenave d'Abère face à l'armée de Wellington ou Henri Faisans et Alfred de Lassence à qui nous devons le Boulevard des Pyrénées. L'itinéraire proposé témoigne à ceux qui furent « les serviteurs de notre cité, une gratitude éternelle »1 : André Labarrère, Gaston Lacoste, Louis Sallenave et tant d'autres...
1 – extrait du discours d'Henri Lapuyade lors du décès de Gaston Lacoste.

Parcours n°4
Les artistes et leurs œuvres
Le XIXe siècle et sa vague de villégiature ont ouvert de larges champs aux artistes béarnais. Les commandes de riches hivernants et les longs séjours des artistes étrangers dans notre ville ont rompu l'isolement des talents locaux. Cette période de bouillonnement culturel a laissé de grandes œuvres telles que les magnifiques sculptures d'Ernest Gabard, les portraits de l'artiste polonaise Nina Alexandrowicz, les chefs-d'œuvres d'Eugène Devéria ou encore le souvenir de la splendide voix de René Fournets. Ce parcours évoque ces multiples talents accueillis par notre ville.

lundi 16 juillet 2012

De la ville au Gave : l'autre tour

Le 17 juillet, le Stade d'eaux-vives s'anime pour la journée de repose du Tour de France à Pau

Rendez-vous tous au Stade d'eaux-vives à partir de 10h30 pour vivre une journée à sensations !

Sports de nature, balade à vélo à la découverte des patrimoines du bord du Gave et un pique-nique géant en guise d'étape déjeuner pendant le tournage de l'émission "Village départ"... Une façon originale de vivre le Tour de France à Pau !!

De la ville au Gave : l'Autre tour

Sortez des sentiers battus en suivant ce parcours entre ville et nature d'une durée d'1h30 environ. Ponctuée de 8 stations, cette promenade atypique vous propose une autre regard sur un territoire méconnu...
A lire dans Sud-Ouest du 12 juillet 2012 : L'envers de la ville sous la pédale !







Informations en poche, avec votre propre bicyclette, en louant un vélo IDEcycle ou encore un VTT au Stade d'Eaux Vives, à vous de choisir en toute liberté !

Le dépliant sera disponible en version papier à l'Office de Tourisme (Place Royale) à partir du 17 juillet et en téléchargement sur ce site ici ! Vous le retrouverez dans la rubrique "Un peu de tourisme..."
Pour en savoir plus, un document plus complet est disponible  !

Renseignements et réservation des visites guidées à l'Office de Tourisme : 05 59 27 27 08

jeudi 12 juillet 2012

Le château s'anime jeudi soir

Le jeudi 12 juillet, le "Collectif ça-i" propose ses Contes en musique !
Départ : 22h30, Place de la Déportation
Gratuit



Une ballade contée autour du Château qui revêtira pour l'occasion ses plus belles couleurs.
Serge Mauhourat, conteur, et Thomas Baudoin, musicien traditionnel, vous invitent à suivre leurs pas et surtout leurs istòrias simplas, histoires de mondes ordinairement extraordinaires, des parcours de vie, des anecdotes descendues tout droit de las montanhas per lo camin deu Gave. La tour Fébus, spectatrice comme vous, accordera toute son attention pour se laisser aller dinc au cap de la nueit, au son de la flabuta, de la boha...

Ils ont parlé de nous...
L'envers de la ville sous la pédale : de la ville au Gave, l'autre tour
Lisez l'article de Sud-Ouest du 12 juillet 2012